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Menaces de suspension des liaisons maritimes vers l’Algérie


           



Les principaux armateurs qui relient les ports mondiaux à l’Algérie (MSC, CMA CGM, Marfret, Maersk…) refusent d’accepter du fret sur leurs navires à destination des ports algériens à compter du 1er janvier 2020.  C’est en effet à cette date que les banques algériennes et les importateurs appliqueront la note du ministère des finances algérien de septembre 2019 imposant la généralisation de l’Incoterm FOB qui signifie des délais de paiement, en dinars au lieu de l’euro, pouvant aller jusqu’à un an.  

Cette note invite également les importateurs à privilégier les chargements sur les navires battant pavillon national. Ainsi, seule la Cnan et son associée depuis début décembre 2019, la compagnie maritime turque Arkas, maintiennent leurs services. Les armateurs européens, par la voix de l’association ECSA, dénoncent « la distorsion de concurrence », la « violation de l’article 34 de l’accord euro-méditerranéen » de 2005 établissant une association entre les États membres de la Communauté européenne et l’Algérie. Les compagnies maritimes, extrêmement préoccupées par cette situation, demandent au premier ministre algérien de « reconsidérer ces mesures » qui vont à « l’encontre des pratiques commerciales habituelles et affecteront fortement les opérateurs économiques desservant les marchés algériens ». Sur le port de Marseille, l’Algérie représente 60% des trafics. Interrogé sur le sujet, Hervé Martel, président du directoire du GPMM, a indiqué le 19 décembre être « attentif à cette question ».

N.B.C 

nbdc


Rédigé par nbdc, le Vendredi 20 Décembre 2019 | Lu 4 fois





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