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Soleil vigoureux pour la filière photovoltaïque française


           



La plus grande conférence européenne sur l’énergie photovoltaïque se tient du 9 au 13 septembre à Marseille avec plusieurs centaines d’experts de l’industrie et de la recherche du monde entier. Le marché français se développe. La croissance sera plus rapide si les freins se lèvent.

Est-il encore envisageable de structurer une industrie photovoltaïque européenne ? Lors de la 36ème conférence EU PVSEC (European PV Solar Energy Conference and Exhibition), organisée à Marseille, au Parc Chanot, du 9 au 13 septembre, l’heure était franchement à l’optimisme. « Nous sommes à l’aube d’un grand soir dont on espère que la France saura saisir sa part. Il ne s’agit pas seulement de développer les performances des panneaux mais de travailler ensemble au transfert des technologies vers l’industrie. Cette hyperconnexion des acteurs est nécessaire » souligne Florence Lambert, directrice du CEA LITEN. En 2018, la capacité photovoltaïque installée dans le monde a atteint les 500 GW, le TW est attendu pour 2022-2023. Les coûts baissent, les rendements des panneaux s’accroissent en même temps qu’ils s’allègent, parfois à des niveaux inespérés, les pistes se diversifient dans le bâtiment, le transport, l’hydrogène… « Le silicium est la technologie majoritaire, il vit sa vie. Mais des technologies émergentes montent et prennent le dessus en termes d’efficacité énergétique » indique Daniel Lincot, directeur de recherches au CNRS, évoquant notamment un taux de rendement de 46% atteint lors de travaux menés par l’Institut Fraunhofer en Allemagne et la société française Soitec. « Nous aurons 100 GW en plus en Europe dans les cinq ans. Les capacités PV connectées de la France devraient avoisiner les 2 GW par an à fin 2021 contre 900 MW pour l’instant » confie Alexandre Roesch, délégué général du Syndicat des Energies Renouvelables, arguant que la Programmation Pluriannuelle de l’Energie offre une visibilité sur la durée, utile pour les investisseurs.

Simplification obligatoire

Le retard à rattraper sur l’Allemagne est réel, avec une capacité française installée à fin 2018 de près de 9 GW contre 46 GW. Pour Richard Loyen, délégué général d’Enerplan, également positif malgré les vicissitudes affrontées par le photovoltaïque dans le passé, il faut néanmoins lever un certain nombre d’obstacles qui compliquent la mise en œuvre des projets, qu’ils concernent de grandes centrales au sol ou l’équipement de toitures d’habitations ou d’entrepôts. « Aujourd’hui, dès que la puissance dépasse 100 kwc, il faut passer par un concours ! Un déplafonnement s’impose sur les petites puissances, un niveau de 500 kwc serait plus approprié. C’est indispensable pour libérer l’énergie solaire des territoires. Il y a aussi un travail de simplification administrative à conduire. Enfin, il faudrait reconnaître l’énergie autoconsommée comme une économie d’énergie et définir des soutiens financiers pour les projets d’autoconsommation collective ». Aux yeux de tous, plus que de se désespérer de devoir passer par l’Asie pour l’approvisionnement en panneaux, c’est la valeur ajoutée sur l’ensemble de la chaîne qu’il s’agit de regarder. Et dans le domaine, une stratégie industrielle européenne leur semble la plus appropriée pour massifier les impacts…

Jean-Christophe Barla

photo JC Barla: Daniel Lincot (CNRS), Florence Lambert (CEA LITEN), Richard Loyen (Enerplan) et Alexandre Roestch (Syndicat des Energies Renouvelables).

jcbarla


Rédigé par jcbarla, le Jeudi 12 Septembre 2019 | Lu 1 fois





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