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Suez mise sur l’économie circulaire à Marseille


           



Grâce à la transformation en biométhane du biogaz récupéré sur l’unité de traitement des boues d’épuration de SERAMM à Sormiou, la ville va bénéficier d’une installation apte à approvisionner en « gaz vert » environ 8 000 habitants et, à terme, des bus de la RTM.

« En transformant le biogaz en biométhane pour l’injecter dans le réseau de gaz en vue de fournir 2 500 foyers marseillais ou le comprimer afin d’alimenter les bus de la ville en biocarburant, nous mettons en application les principes simples de l’économie circulaire » a expliqué Jean-Louis Chaussade, le 8 mars. Le directeur général de Suez, maison-mère de Seramm, gestionnaire du système d’assainissement de Marseille, est venu célébrer le début du chantier de restructuration de l’unité de traitement des boues d’épuration, implantée à Sormiou. Prévu pour durer jusqu’en fin d’année pour une mise en service en 2019, le projet va consister dans l’installation de conteneurs sur une plate-forme de 400 m2 afin d’y abriter les échangeurs thermiques pour le préchauffage des boues, le système membranaire qui sépare, dans le biogaz, le méthane et le dioxyde de carbone, pour produire du biométhane, et les différents équipements et raccordements nécessaires au processus. La reconfiguration comprend également la réalisation à l’intérieur de l’usine et en amont de la biométhanisation d’une unité de désulfurisation des boues et la réhabilitation des digesteurs.

Une mine de ressources exploitables

Au total, 9,2 millions d’euros sont investis par la Métropole Aix-Marseille-Provence, Seramm / Suez, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, l’Ademe et la Région. « Un partenariat fructueux qui a valeur d’exemple » selon le président de la Métropole, Jean-Claude Gaudin, qui rappelait que 74 stations d’épuration d’eaux usées se répartissent sur le territoire métropolitain. « Réfléchir à des filières de valorisation adaptées peut être un levier de l’économie circulaire, les pistes de recyclage ne manquant pas » a-t-il insisté. Directrice de l’Agence de l’Eau, Gaëlle Berthaud s’est dit décidée à prendre part à la réflexion, Béatrice Aliphat, au nom de la Région, se félicitant pour sa part du « retour sur investissement pour le territoire d’1,6 million d’euros par an à terme, généré par la vente du biométhane ». Quant au Préfet, Pierre Dartout, il y voit un « équilibre entre développement économique et préservation de l’environnement ». Une fois opérationnelle, l’unité pourra produire 2,3 millions de Nm3 par an. Une capacité qui pourra être étendue ultérieurement à 3,8 millions de Nm3, lorsque les conditions de marché le permettront. La part de biogaz valorisable augmentera de 35%, les émissions de CO2 diminueront de 30%. Jusqu’alors, en effet, une partie du biogaz issu de la fermentation des boues était utilisée pour la seule alimentation des chaudières de l’usine et le séchage des boues, le surplus était éliminé à la torchère. Pour le président de SERAMM, Hervé Madiec, « Ce projet a été conçu et dimensionné dès l’origine pour accompagner la ville dans l’évolution de ses besoins. Marseille aura à terme la plus grande unité de France et une vitrine à l’échelle euroméditerranéenne pour mieux exploiter les ressources énergétiques du territoire ».

Jean-Christophe Barla

photos JC Barla: Hervé Madiec, président de Seramm, Lionel Royer-Perreaut, maire du 5è secteur, Jean-Claude Gaudin, président de la métropole, Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez, et Bertrand Camus, directeur général Suez Eau France.

jcbarla


Rédigé par jcbarla, le Mardi 13 Mars 2018 | Lu 0 fois





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