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Technicoflor diffuse le parfum de l’ambition


           

Spécialiste des fragrances, matières premières, extraits végétaux et arômes pour l’industrie de la parfumerie, de la cosmétique, de l’hygiène et de l’entretien, le groupe provençal a présenté ce 17 septembre son nouvel outil automatisé et digitalisé pour doubler sa capacité et ses ventes.


La nouvelle chaîne doit permettre d'atteindre une production de 2 000 tonnes par an (photo JC Barla)
La nouvelle chaîne doit permettre d'atteindre une production de 2 000 tonnes par an (photo JC Barla)
Pour célébrer son 40ème anniversaire, Technicoflor s’est carrément offert une nouvelle usine de 5 000 m2 robotisée et digitalisée, vitrine d’une industrie du futur qui s’applique aussi à la parfumerie et à la cosmétique. L’investissement avoisine les 12 millions d’euros, mais pour son fondateur en 1981 et dirigeant, François-Patrick Sabater, rien n’est trop beau pour exprimer et démultiplier le savoir-faire de l’entreprise pour rendre le parfum, vecteur de bien-être, « accessible à tous, à travers tous les produits, dans tous les pays, quel que soit son niveau social ». La PME emploie 230 collaborateurs et 8 créateurs parfumeurs qui conçoivent des produits adaptés aux besoins de marques d’eaux de toilette, soins et cosmétiques, hygiène, bougies parfumées, entretien (lessives, adoucissants…). En 2020, son chiffre d’affaires consolidé s’est élevé à 55 millions d’euros dont 70% à l’international sur une soixantaine de pays, mais le nouvel outil industriel doit la porter encore plus haut, selon le directeur général adjoint, Maxime Gransart : « Nous visons les 70 millions d’euros l’an prochain et les 100 millions d’euros en 2023 ». Technicoflor dit compter en portefeuille plusieurs milliers de clients de tailles variées dans toutes les gammes de parfums : Givenchy, Montana, Ormaie, Sisley, Nuxe, Mustela, Corine de Farme, des régionales aussi comme Pulpe de Vie, Florame, Compagnie de Provence ou L’Arbre Vert. Le nouvel outil peut fournir en cinq jours des échantillons aux entreprises qui en font la demande. Une salle abrite 523 matières premières (le stock total en compte un millier), dans des cuves et flacons, reliés à des tuyaux qui approvisionnent, l’étage au-dessous, une ligne de fabrication d’une quarantaine de mètres de long où un robot pèse et remplit, en fonction du cahier des charges et des volumes exigés, les bidons (de 6 litres à 1 000 litres) qui seront expédiés chez la clientèle. Tous les produits et formules sont identifiés par QR Code. Une vingtaine de personnes suffit à faire tourner l’usine. Des recrutements seront réalisés avec la montée en puissance des commandes.

Faire toujours mieux

L’automatisation et la digitalisation des procédés se double d’efforts sur la qualité environnementale des pratiques et productions. Technicoflor veut « faire ensemble chaque jour un peu mieux qu’hier ». Pour Maxime Gransart, l’industrie du parfum et de la cosmétique n’a pas le choix de s’adapter. La PME d’Allauch s’impose donc des approches visant à garantir qu’elle demeure exemplaire sur les questions d’achats responsables des matières premières et de filières équitables, de respect de la biodiversité, de la biodégradabilité de ses productions… Ses programmes « Better Tomorrow » et BioD-Scent en témoignent, d’autres le feront bientôt, comme Flor Index, outil de mesure de l’écoconception d’un parfum à chacune de ses étapes, opérationnel d’ici fin 2022. « C’est un vrai défi de faire du « naturel responsable », mais il n’empêche pas la créativité et l’innovation » assure-t-il, en promettant de sensibiliser la clientèle. « Commander une fois 100 kg ou 10 fois 10 kg n’engendre pas le même impact environnemental. Nos équipes d’administration des ventes initieront les clients à ces démarches. Notre indicateur sera à disposition des marques, libre à elles de l’utiliser ou pas ». Une autre évolution mobilise la R&D : le « projet S » destiné à proposer demain des formules plus concentrées afin d’éviter autant que possible l’usage de solvants. La transformation engagée par Technicoflor avec cette unité et cette stratégie doit l’amener à passer d’une production annuelle de 800 tonnes à 2 000 tonnes et à accentuer son développement international au-delà des 60 pays actuels.
 


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Dimanche 19 Septembre 2021 | Lu 625 fois






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